Elucubrations d'un vagabond en mal d'onirisme.

12 novembre 2008

Doux ennemi, doux ami.

Ombre furtive, tu t'insinues en mon sein, pour empoigner mon cœur et mon esprit de tes liens éthérés.
Tu ne laisses dès lors aucun répit ; parfois oublié, mais toujours tu reviens.
Tu es l'hégémon de ma vie,
Le dictat de mes envies,
Le tyran de ma liberté.

Aussi claire qu'est ton apparence, tes attaches sont un dédale pour tout ceux qui te cherchent.
Et pourtant, rien n'est plus simple pour te fuir, lassant ennemi :
Deux-trois occupations,
Un combat d'une vie,
Un tendre amour.

Mais cette simplicité ne saurait s'acoquiner avec la complexité, pensais-je - à tort.
C'est qu'il est fourbe, sinueux et mal-intentionné à la vérité.
Impoli il se glisse,
Refrain de la vie,
Comble du vide.

Il apparait donc si inévitable, si méprisable mais malgré tout,
Parfois, je l'apprécie, je le chéris, je le savoure.
Discrètement,
Tendrement,
Sobrement.

Lui, que l'on nomme avec dédain ennui.

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06 juin 2008

Spleen macabre

Ombre furtive et silencieuse

Aiguisant sa faucheuse

Et s'élançant dans le noir.

Tu laisses ta lame choir

Pour nourrir ton funeste appétit.

 

Danse, danse, ôteuse de vie

Là où glissent tes mains

S'acheminent les destins.

 

Sombre rhapsodie sans fin

Tu mêles soulagement

Pleurs et apitoiements

Pour ne faire qu'un refrain de noirceur

À qui même la vie ne fait peur.

 

Danse, danse, briseuse d'âmes

Pour toi l'on ne versera que larmes

Que n'apaisera le céleste dictame.

Posté par Davinelulinvega à 03:52 - Spleen - Commentaires [0] - Rétroliens [0]